Ordinateur

Ordinateur
Cet ordinateur a fait mon malheur.
Avant, tout allait bien, une famille unie, quelques amis.
Maintenant, la famille est dessoudée.
Je crois que j'ai été la première touchée, étant la plus jeune, c'était prévisible.
Je passais mes journées sur l'ordi, mon père a suivi, ma mère aussi.
Très vite, j'ai été punie, privée de tout, privée d'ordi, de sorties, d'amis... C'était comme me priver de mon oxygène. Pendant de longs mois, je n'ai plus adressé la parole à mon père, continuant à me connecter tant que je pouvais en cachette.
Puis, reprenant gout à la vie, je suis sortie de longues fois avec mes amis, j'ai même fini par ravoir le droit à l'ordi. Mais je me suis vite aperçue que pendant tout ce temps où je n'étais pas sur l'ordi, beaucoup de mes "amis" du net m'avaient oubliée, et que l'état de dépendance au net de mes parents avait triplé.
Sans vouloir se l'avouer, ils y passaient tout leur temps libre, devenant hystériques quand on le leur refusait...
Seule ma soeur n'avait pas été touché par ce fléau, elle en profite d'ailleurs pour nous prendre de haut et ne plus nous adresser la parole que comme si nous étions ses inférieurs.
De ma famille, je suis la seule à avoir reconnu mon erreur.
Impossible pour mes parents de reconnaitre qu'ils ont tort, leur orgueil en souffrirait.
Pourtant, sans cet ordi, notre famille serait encore unie.
Mais je m'aperçois bien aujourd'hui que je suis en train de redevenir accro à cet ordi.
Je néglige mes études pour pouvoir m'évader quelques instants dans cet autre monde que je modèle comme je veux. Ce monde, c'est devenu MON monde. Et chaque minute que je passe hors de mon monde, je m'y sens étrangère, mal à l'aise, pas chez moi.
Cet ordi m'a pourri la vie et pourtant je continue à y passer mes journées, je ne peux plus m'en passer.
Cet ordi, c'est ma vie, mais il m'a détruit

Pourtant j'en ai pris conscience, le plus dur est fait, je devrais pouvoir arrêter tout de suite cette dépendance... Mais non, je ne peux pas. Je ne peux pas ou je ne veux pas? je ne sais pas... Je ne m'en sens pas le courage. Je n'ai pas la motivation pour me battre. A quoi bon? Pour quoi faire? Qu'est ce que ça changerait?

# Posté le lundi 03 juillet 2006 04:57

L'Amour

L'Amour
L'Amour est un sentiment bien mystérieux. Difficile de savoir comment discerner l'Amour du simple coup de coeur ou même quelques fois de l'amitié. Certains disent que quand on le rencontre, on sait que c'est de l'Amour et non autre chose. Pourtant quelques années plus tard, on apprend qu'ils ont divorcé. D'autres disent qu'il n'existe pas, que c'est juste un phénomène de société, que dans d'autres civilisations, ça n'existe pas, mais ils restent toute leur vie avec la même personne, plus heureux que jamais, un sourire béat sur les lèvres quand on prononce le nom de leur conjoint.
Une phrase dit "L'Amour est un phénomène bien mystérieux et en tant que tel, il touche le sommeil d'un côté et la mort de l'autre." L'Amour serait donc proche de la mort? L'Amour serait donc proche du sommeil? Faudrait il en déduire que l'amour est ennuyeux? Est triste pour les proches des personnes touchées? Difficile à dire...
L'Amour, de toute façon, reste un sentiment abstrait. Quasiment impossible à discerner sur le coup d'autres sentiments relativement proches.
Les jeunes rêvent bien souvent du grand amour, sans vraiment savoir ce que c'est. Ils sortent avec plusieurs personnes en esperant que ca sera la bonne, sans même savoir ce qu'ils recherchent exactement.
Dans d'autres civilisations, éloignées de la notre, l'amour n'est rien d'autre que l'acte sexuel qui unit deux personnes. Le sentiment, lui, n'existe pas.
Il peut d'ailleurs paraître étrange que l'Amour, ce sentiment, si noble, si recherché, si peu trouvé, porte le même nom que l'amour, acte sexuel. Cela vient surement du fait que, dans notre société, on ne peut pas faire l'amour, selon les moeurs, s'il n'y a pas d'Amour. Ceci n'est pourtant absolument pas respecté, autant dans les pays pauvres que dans les pays riches. Mais le fait que ces deux mots portent encore le même nom, les lie, ça reste pour beaucoup de gens une évidence que l'un ne va pas sans l'autre, ça preserve l'apparence, l'image d'une pensée symbolique...

# Posté le lundi 03 juillet 2006 05:26

Attente

Attente
L'attente... Une pression insupportable!
Depuis quelques jours, je redécouvre ce que c'est que l'attente. Pas l'attente d'un cadeau, je ne parle pas de Noël, non. Mais l'attente véritable.
D'abord, attendre le jour de l'examen. Quand on révise avec l'impression de ne plus pouvoir emmagasiner d'informations supplémentaires, quand réviser nous embrouille plus qu'autre chose. Quand on ne peut plus rien faire d'autre qu'attendre. Attendre inlassablement, la peur au ventre. C'est encore ce qu'il y a de pire, quand on attend le jour, le moment, l'heure, la minute de la délivrance.Attendre le jour J, attendre de trouver sa salle, attendre de voir le sujet, attendre de remplir sa feuille, attendre de sortir, enfin [ENFIN!] de la salle. Le moment de la délivrance!
Puis une autre période d'attente commence: l'attente des résultats. Au début, on y pense pas, on se dit que de toute façon c'est fait c'est fait. Puis les questions incessantes de nos proches "comment ça c'est passé? tu l'as réussi? Tu vas avoir de supers notes?" nous mettent un peu la pression mais sans plus. Puis, on prend conscience de tous les espoirs que notre famille, nos amis, nos proches ont mis en nous, et la pression augmente encore. Ils attendent sûrement de nous plus que ce que nous ne pouvons donner, ils nous surestiment. La date de la révélation approche et on attend, on attend. On attend de savoir. Pour certains les pleurs, les larmes,l'échec, pour d'autres les cris, la joie, la réussite... Desquels ferons nous partis? Et même si l'on réussit, le risque d'être déçu, les gens vous pensaient capables de mieux encore. L'attente. Une attente impuissante, cette fois ci, car tout est joué et on n'y peut plus rien. On doit juste attendre de trouver, ou non, son nom sur la liste. Et alors, là, on saura enfin. L'attente, cette interminable attente prendra fin.

# Posté le mercredi 05 juillet 2006 08:13

Fin de l'attente.

Fin de l'attente.
Ca y est, les résultats sont tombés. Nous savons tous qui a réussi, qui a échoué. Les clans se forment. D'un côté ceux qui ont réussi, de l'autre ceux qui ont échoué. L'une de mes amies est dans l'autre clan, je ne peux même pas lui parler: les clans ne doivent pas se mélanger. On se croirait revenu au Moyen Age: la noblesse d'un côté, le Tiers Etat l'autre et INTERDICTION de se mélanger.
Pour moi, ca c'est plutot bien passé. Je fais partie de ceux qui ont réussi, qui sont heureux de leurs résultats. Mais tout s'enchaine. Maintenant, il faut réfléchir où je voudrais poursuivre mes études "Vu tes résultats vise heut!". Cette phrase signifie deux chose:
- J'ai interêt à avoir au moins d'aussi bons résultats l'an prochain sinon tout le monde sera déçu.
- Même si je réussi mon bac avec une bonne mention, je n'en aurais pas fini pour autant car il faudra que j'enchaine sur des études "prestigieuses" donc difficiles...
Et moi qui suis plutôt parresseuse...

C'est bien ce que je disais, on est jamais content de ce qu'on a.
Certains seraient écoeurés de lire ce texte: j'ai réussi et malgré tout, je ne suis pas heureuse... Et bah non... C'est triste la vie, on est jamais satisfait de ce qu'on a...

# Posté le samedi 08 juillet 2006 04:06

Aurais tu plus d'importance pour moi que je n'en ai pour toi?

Aurais tu plus d'importance pour moi que je n'en ai pour toi?
Message à l'être aimé qui ne le lira jamais

Je te faisais confiance. On avait passé un après midi génial! Comme deux gamins, on s'était amusés. Je n'avais jamais pensé qu'on puisse s'entendre aussi bien. Tout ça pour dire que cet après midi t'a surement permis de prendre d'avantage confiance en toi. Je ne sais pas. Tu as été plus audacieux. Et la tu as commis cette "action irréparable". Je t'avais interdit de faire ça. Pourquoi ne m'as tu pas écouté? Tu savais que je ne plaisantais pas! Pourquoi tu m'as fait ça? Je t'aimais... [voila, je commence déjà a parler a l'imparfait alors qu'on est encore ensemble que je sache.] J'en ai pleuré une partie de la nuit. Je te pensais différent mais en fait, tu es comme les autres...
Je sais que vu de l'extérieur, j'en fais des montagnes pour presque rien [non, je n'ai pas été violé, c'est beaucoup moins grave] mais pour moi, il est important de me sentir respectée, et ce geste...Ce geste que tu as fait a tout cassé... Je me sentais aimée, respectée, je ne me sens plus que dégoutée, écoeurée, de toi, de moi, je ne sais pas. Dans mes larmes, je disais "Je vais te le faire payer, tu vas en baver, tu vas le regretter." Tu as compris ton erreur, tu t'es excusé. Mais pendant 12h [les 12h qui se sont écoulées entre ton geste et notre discution] j'ai vu notre histoire défiler devant mes yeux. Je ne veux pas que tout s'arrete pour une bêtise pareille, mais rien ne sera plus jamais pareil, maintenant...

"Il est impossible de pleurer pour un homme car le seul qui mérite nos larmes ne nous fera jamais pleurer."
Que dois je en conclure?

"On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est au bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit: j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois; mais j'ai aimé"
Musset

# Posté le lundi 10 juillet 2006 11:07

Modifié le lundi 24 juillet 2006 08:28