Les astres

Les astres
Tu m'as dit: "Tu es la Lune, je suis la Terre, et l'attraction terrestre nous attire irrésistiblement l'un vers l'autre, on y peut rien, c'est comme ça, on s'aime..."
B
elle phrase, pas vrai?
Pas tant que ça, selon moi.
Par fie
rté masculine surement, tu t'es attribué le 1er rôle et je n'ai que le rôle secondaire (un rôle de figurant?). Cette comparaison sous entend que je suis attirée par toi plus que l'inverse. Alors ça serait vrai? Je t'aime plus que tu ne m'aimes...Implicitement, tu viens de le reconnaitre...
En me comparant à la Lune, tu sous entends que je tourne autour de toi. Je refuse d'être comparée à la Lune qui tourne autour de la Terre, tel un vautour autour de sa proie.
Tu a
urais inversé les rôles que ça ne m'aurait pas dérangé: "Tu es la Terre, je suis la Lune, et l'attraction terrestre nous attire irrésistiblement l'un vers l'autre, on y peut rien, c'est comme ça, on s'aime..." ça marche aussi! Mais tu m'aurais attribué le rôle de la Terre pour te donner celui du Soleil que j'aurais refusé aussi, le problème aurait été le même! Je n'accepte et ne revendique le rôle de la Terre que selon la dimension de la comparaison.
Et
tu t'es attribué le rôle de la Terre, planète vivante, fertile,... pour me laisser celui de la Lune, astre sans présence de vie. Son seul avantage étant d'avoir une connotation romantique lorsqu'elle est pleine... Et encore! argument qui pourrait être contré par le mythe du loup garou...
E
ntre un homme et une femme, c'est la femme, son ventre plus précisément, qui représente la fertilité. Ca n'aurait donc été que justice de m'attribuer le rôle de la planète bleue pour prendre celui de la Lune.
Je sais qu'en disant ça, tu ne voulais pas m'offenser, au contraire: me faire plaisir, me décrire ton amour mais je n'ai pas pu m'empêcher de t'envoyer ta comparaison à la figure, blessée quoique je ne voulais rien en montrer.
Je pen
se que cette réaction trop vive est dûe à ce désir d'indépendance qui me hante. Si je suis la Lune, ma vie tourne autour de la tienne et ça détruit tout ce que j'ai essayé de construire autour de moi pour donner l'impression que j'étais réellement indépendante. Je sais que tout ça n'est qu'illusions mais laissez moi au moins l'espoir que ma supercherie fonctionne. Avec cette phrase, sans le vouloir, tu as réduit tous mes espoirs à néant. Pourtant une bonne intention t'animait... Je suis désolée... Désolée dtre ce que je suis...

# Posté le samedi 26 août 2006 07:20

séparation (éphémère?)

J'avais raison de craindre cette période de séparation pas vrai? Au fond de toi, tu sais pertinement que j'ai raison.
3 semaines de séparation...
Au début des SMS enflammés, de plus en plus espacés... Jusqu'à ce jour, où, révoltée que tu survives si bien sans moi, j'ai pensé que je pourrais faire pareil et j'ai volontairement évité de te pondre par des paroles qui trahiraient ma dépendance à ton égard. Je suis sûre que tu n'y as même pas fait attention. Pourtant à l'heure de notre rendez vous suivant, rien, le silence. "Ah, j'ai compris, il se venge de moi pour la dernière fois, il aura senti le changement bien que ça m'étonne. Demain, il m'écrira". Le lendemain, rien. "Bon... demain sûrement..." Le lendemain, toujours rien. Une semaine a ainsi passé, me culpabilisant chaque jour un peu plus d'avoir cru pouvoir survivre sans sentir ta précence rassurante à mes côtés. Aujourd'hui, je suis rongée par le remord, c'est de ma faute si tu ne me donnes plus de nouvelles, tu as été vexé par mon comportement. "Je suis désolée. Ecris moi, je t'en supplie!" Pourtant, non, ce n'est pas ton genre de remarquer cet infime détail. C'est autre chose qui fait que tu ne m'écris pas. Mais alors quoi? Serait ce... NON! c'est impossible! Pas CA! PAS TOI! tu ne m'aurais remplacée? Tu ne peux pas m'avoir fait ça? Non! Non, c'est pas ça! Tu es incapable de me faire ça, pas vrai? Même si tu en crevais d'envie, tu ne le ferais pas... Pour ne pas me blesser... J'ai raison? Bien sur, tu ne peux pas répondre et mes supplications restent vaines...
E
t toujours ces remords qui tordent l'estomac, chaque jour un peu plus.
Et
toujours ce silence qui me rappelle à ma solitude, qui me crie ton absence.
Et
toujours ces doutes qui finiront par me rendre folle. Ne pas savoir c'est pire que de savoir ce qu'on aurait pas du. On imagine le pire, et le pire nous torture. Quelle souffrance...

Mon état d'esprit du moment me fait penser à un livre lu recemment: "La mélancolie du dimanche" de Christine Orban. En voici quelques citations:
"Les choses qui ne font pas mal tout de suite font mal toute la vie"
"Les souvenirs négligent l'évolution de la vie; ils sont irrespectueux des changements de situation; des nouvelles amours; ils attaquent en rafales le terrain jadis conquis, sûrs d'eux mêmes"
"J'ai toujours admiré les expressions comme: "n'y pense plus, c'est pas bon pour toi" ou: "pense à autre chose". Comment fait on? Suffit il d'apposer un sens interdit, un drapeau rouge dans son esprit comme devant une route défoncée par la tempête et en emprunter un autre, l'autre route, l'autoroute, la voie royale? "
"Le chagrin est une glu qui éloigne des autres et rend la beauté invisible."
Et des dizaines d'autres citations, toutes plus belles les unes que les autres peuvent être tirées de ce livre. Si vous en voulez d'autres, n'hésitez pas à me le demander et j'y consacrerai un article.
séparation (éphémère?)

# Posté le dimanche 27 août 2006 03:33

Une étoile née

Une étoile née
Le 7 décembre 2006, une étoile est née...
Certainement la plus belle et la plus brillante. Elle sera toujours présente dans mon coeur. Saches que jamais je ne t'oublierai...
Je suis désolée de n'avoir pas su être plus présente. Tu me demandais rien... Sur ce je ne te donnais rien... De quel égoïsme j'ai pu faire preuve! J'étais centrée sur moi même... Je n'ai même pas essayé de te donner le quart de ce que tu m'as offert généreusement.
Aujourd'hui, je m'en rends compte, mais il est trop tard... Pourquoi ne m'en suis je pas rendue compte plus tôt? Pourquoi a-t-il fallu ce drame pour que je comprenne?
Je ne pourrais plus jamais te parler...
Es tu quelque part? dans le ciel? dans la terre? dans l'infinité immense de l'univers? dis moi que tu es quelque part! Ne me laisse pas croire qu'apres la mort, il n'y a rien... L'idée que tu ne puisses plus être m'est insupportable! Encore et toujours moi, je sais, même après ta mort, ca n'est que les conséquences sur ma petite personne qui m'interressent... Pourquoi? Comment? A quoi bon que j'en sois consciente si de toute façon ca ne change rien à ma façon d'être?
Aide moi... Tu connais la reponse à mes questions... Tu les connaissais peut être déjà avant, mais je n'ai pas su te questionner. Maintenant que j'en ai conscience, réponds à mes questions, ne me laisse pas dans le flou... Rassure moi. Dis moi que tu existes! Tu existais, tu existes et tu existeras...
Tout cet héritage culturel que tu m'as laissé. Combien de fois ne t'ai je pas cité fièrement devant mes amis? Toutes ces habitudes que j'ai prises grâce à toi... Tu m'as beaucoup apporté. Et pas seulement à moi.
Alors je voudrais simplement te dire "merci". Et même si tu n'es plus là, tu vis toujours un peu à travers tous ces gens que tu as cotoyés et à qui tu as tant appris.
Je n'ai pas su te le dire plus tôt... Il est peut être trop tard aujourd'hui. Mais si tu devais me lire ou m'entendre par je ne sais quel moyen, je voulais te dire que je t'aime.

# Posté le dimanche 24 décembre 2006 08:01